L’arrivée de l’intelligence artificielle force les organisations publiques à s’adapter. Parmi les organisations publiques qui l’ont adoptée, la Ville de Longueuil est particulièrement emballée par cette technologie, aujourd’hui présente dans la majorité de ses directions.
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Comme scientifique en chef de la Ville de Longueuil, Julie-Maude Normandin voit l’intelligence artificielle comme «une grande opportunité, puis un élément pour lequel on doit faire preuve de prudence».
Et cette grande opportunité, la Ville l’a saisie déjà depuis quelques années, notamment pour élaborer des projets pilotes. Par exemple, le projet qui utilise l’intelligence artificielle dans la détection des nids-de-poule ou celui avec les feux de circulation afin de contribuer à une meilleure fluidité du trafic urbain.
De plus en plus
Mais encore, la Ville vise une utilisation consolidée de cette technologie. Depuis septembre, elle a lancé le Comité innovation, données et efficience, dans lequel se trouve un groupe de travail sur l’intelligence artificielle.
«Ce groupe est parmi les plus prolifiques!» souligne Mme Normandin, avec un enthousiasme évident.
«L’objectif est de passer de l’étape projet pilote à mieux cibler les secteurs où on aurait la plus grande portée, apprendre des apprentissages d’une direction à l’autre et pouvoir passer dans une intégration encore plus profitable pour l’organisation», poursuit-elle.
D’ailleurs, elles sont plusieurs directions impliquées dans ce comité : «on a l’équipe des technologies innovantes, de l’informatique, du greffe, on a l’équipe du développement… en fait, la majorité des directions sont impliquées», résume finalement la scientifique en chef.
Optimiser, mais pas juste optimiser
Parmi les projets en cours avec l’intelligence artificielle, la Ville souhaite entre autres accélérer l’émission de permis de construction et entend de plus automatiser certaines étapes de la gestion des matières résiduelles, notamment en matière de pesée.
Elle a également déployé progressivement le logiciel IA de Microsoft, Copilot, afin de supporter des initiatives sectorielles d’amélioration d’efficacité.
Dans plusieurs de ces cas, la valeur ajoutée est l’optimisation des tâches. Mais encore, le déploiement de l’intelligence artificielle peut aller plus loin, indique Mme Normandin.
Elle cite le projet VILLE_IA, auquel prennent part douze villes dont Longueuil, qui vise à mettre l’intelligence artificielle et les données au service de l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des gaz à effet de serre.
«C’est de comprendre où sont nos vulnérabilités territoriales, d’essayer d’être plus efficace lors de certains événements comme les fortes pluies, mais aussi les vagues de chaleur. De comprendre comment mieux agir auprès des populations vulnérables, par exemple. Donc là, on n’est pas dans l’optimisation de certaines tâches, mais vraiment dans une pensée stratégique en matière climatique», explique-t-elle.
Un humain doit vérifier
Et l’humain dans tout ça? La scientifique en chef assure que l’humain est toujours aussi important dans la réalisation des tâches, «parce qu’à l’étape où est rendue l’intelligence artificielle présentement, il faut quelqu’un pour vérifier après».
«Il y a certains projets en développement, comme l’utilisation de l’intelligence artificielle pour préanalyser des factures et pouvoir les classer. Il demeure qu’après, il faut que quelqu’un puisse traiter cette information-là, puis prenne des décisions», ajoute-t-elle.
Une directive est d’ailleurs en place à Longueuil sur ce qui est permis ou non avec cette technologie, entre autres sur les logiciels à utiliser ou les renseignements personnels.
On peut néanmoins s’attendre à ce que l’intelligence artificielle soit de plus en plus présente dans le quotidien à Longueuil.
«Je pense qu’il y a encore beaucoup de domaines à explorer», conclut Mme Normandin.


Utiliser l’IA pour calculer les GES de la ville…et créer plus de GES en l’utilisant…
Attention aux dérives…
https://www.ethique.gouv.qc.ca/ethique-hebdo/ia-generative-environnement/
Que l’IA serve à mieux voir bravo, on verra bien ! et si l’IA sert a voir plus pour remplacer et contrôler les humains plutôt que les situations à corriger que ferons nous ? nous vivons déjà de nombreux inconvénients qui nuisent à la solidarité et à la cohésion sociale. Y’a t’il une IA sur la prudence ? Elle serait grandement utile et nécessaire .
https://ici.radio-canada.ca/tele/enquete/site/episodes/1114913/lia-prospere-pendant-que-des-vies-sont-sacrifiees