Aux yeux du Conseil central CSN de la Montérégie, le ministre de la Santé Gaétan Barrette «ramène le secteur préhospitalier 30 ans en arrière» en annonçant sa volonté de se désengager de la négociation collective à la faveur de la refonte des contrats de service de ce secteur.
En avril, une table provinciale des négociations avait été prévue afin de discuter des problèmes communs à l’ensemble du Québec. Deux représentants ministériels avaient accepté un tel partage.
Les paramédics, les répartiteurs et le personnel de soutien du secteur préhospitalier, sans convention collective depuis le 31 mars 2015, s’opposent ainsi à ce changement de cap du ministre Barrette.
«Actuellement, à la table de négociation provinciale, un des enjeux importants, c’est la question des horaires, de l’organisation du travail et de la charge de travail. Dans notre région, cela veut dire s’attaquer au manque de ressources ambulancières, dû au nombre d’appels qui augmente chaque année, a exposé la présidente du Conseil central de la Montérégie, Annette Herbeuval. Cette situation retarde l’arrivée des paramédics sur les lieux d’intervention, donc, c’est toute la population qui a intérêt à ce que le ministre recherche des solutions avec nous.»
Cette dernière estime qu’un règlement satisfaisant des conventions collectives, qui doit passer par la négociation d’enjeux provinciaux, se traduira par une amélioration des services.
De plus, les entreprises du secteur préhospitalier devraient aussi prendre leur responsabilité, croit le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie – CSN, Gaétan Dutil.
«Lorsqu’on se fait dire par les représentants de l’association patronale provinciale qu’ils n’ont pas le mandat de négocier plus d’un an après l’expiration de nos conventions collectives, c’est extrêmement frustrant, a-t-il exprimé. Nos employeurs doivent sans attendre donner les mandats nécessaires au ministère et s’entendre une fois pour toutes avec le ministère».
