La Ville de Saint-Lambert pourra exercer son droit de préemption sur quatre lots de son territoire, une première depuis l’adoption en mars 2026 de son règlement lui permettant cette mesure.
Ainsi, les terrains situés au 915, rue Saint-Georges, 45, avenue Argyle, ainsi qu’au 665 et 675 avenue Pine, sont assujettis à ce droit de préemption, a confirmé la Ville dans une résolution votée en séance publique le 19 octobre.
Cela signifie que si ces lots sont vendus par leur propriétaire actuel, la Ville se réserve le droit d’égaler l’offre pour en devenir propriétaire. Il n’y a toutefois pas d’obligation et la Ville pourrait également choisir de ne pas intervenir.
«Si la Ville achète ces lots-là, elle devient maître du redéveloppement des futurs lots. Donc, on passe d’une posture essentiellement passive, où le promoteur vient nous présenter son projet, à une posture active, où la Ville définit de manière claire et nette ce qu’elle veut pour le futur redéveloppement de ces lots», a indiqué le maire Loïc Blancquaert, lors de la séance publique.
Celui-ci a d’ailleurs souligné que le terrain sur Saint-Georges est actuellement vacant, tandis que les deux lots sur Pine sont occupés par un bâtiment dont l’entreprise «va fermer prochainement ses activités à Saint-Lambert», estime la Ville.
Le terrain sur Argyle est quant à lui voisin de l’hôtel de ville et abrite un centre de bénévolat. Rappelons que l’hôtel de ville, fermé depuis mars 2022, doit être rénové ou reconstruit dans les prochaines années.
Le droit de préemption voté le 19 octobre est valide pour dix ans.



