JUSTICE. Un ex-footballeur de 24 ans, Kodee McDonald, a été condamné à quatre ans et demi de pénitencier pour avoir battu son amie de cœur et l’avoir menacée de mort.
Le jugement est tombé après que McDonald ait plaidé coupable à deux des quatre chefs d’accusations qui pesaient contre lui, soit voies de fait graves et menace de mort. Les deux autres accusations, voies de fait simple et agression sexuelle aggravée, ont quant à elles été retirées.
Le juge Marco Labrie a aussi imposé au natif de l’arr. Greenfield Park une interdiction à vie de posséder une arme à feu ou des munitions, en plus d’une interdiction, pour la durée de sa peine, de contacter la victime, qui est aussi la mère de sa fille d’un an.
La défense, assurée par Me Jean-François Lambert, demandait une peine de quatre ans d’emprisonnement, tandis que la procureure de la Couronne Annie-Claude Chassée réclamait cinq ans derrière les barreaux.
McDonald avait déjà purgé une peine de prison de 30 mois dans une histoire de voies de fait armées en juillet 2010, où trois personnes différentes avaient subi des dommages corporels.
Ancien Génie
McDonald est un joueur de football aguerri, lui qui a porté les couleurs du Génie de l’École de technologie supérieure (ÉTS) en 2014, étant au passage nommé meilleur joueur sur les unités spéciales de la Ligue de football junior du Québec (LFJQ).
C’est justement à la suite d’une soirée où il visionnait des vidéos de ses exploits sur le terrain en compagnie du frère de sa copine que les évènements ont déboulé le 7 mai dernier, selon le récit raconté en cour.
À la fin de cette soirée arrosée, McDonald est sorti de son appartement pour y revenir quelques instants plus tard. Une chicane dans laquelle sa copine était impliquée se déroulait lorsqu’il est revenu à l’intérieur du logement, mais le jeune homme n’en aurait pas fait grand cas.
Des agents du Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL) se sont présentés sur les lieux aux alentours de 4h30 après avoir reçu un appel d’un voisin. McDonald aurait alors été sommé par les policiers de quitter les lieux pour aller dégriser.
Le lendemain matin, vers 10h, McDonald serait retourné à l’appartement. Sa copine, soupçonnant qu’il était encore sous l’influence de l’alcool et de drogues, n’a pas voulu le laisser entrer, connaissant son tempérament agressif lorsqu’il n’est pas à jeun.
Il est cependant revenu une trentaine de minutes plus tard, exhortant la victime d’ouvrir la porte, sans quoi il la tuerait. Il a finalement défoncé la porte, s’en prenant ensuite à sa copine en la frappant à maintes reprises au visage, la rendant «méconnaissable», selon le récit.
La victime a par ailleurs exprimé son désir que McDonald suive une thérapie pour régler ses problèmes de violence, d’alcool et de drogues. La femme a pris la parole dans la salle de cour après que l’accusé se soit excusé des gestes commis, qu’il considère comme «la pire erreur de sa vie».
«Je ne crois pas que tu es une mauvaise personne. Je sais que si ce n’était pas des drogues et de l’alcool, tu n’aurais pas fait ça, a-t-elle dit, en sanglot, en regardant le père de sa fille. J’espère que tu vas te rétablir.»
