POLITIQUE. Québec solidaire fera de la hausse du salaire minimum à 15$/h sa priorité pour les prochaines élections partielles qui auront notamment lieu dans la circonscription de Marie-Victorin. Les porte-paroles de la formation politique, Françoise David et Andrés Fontecilla, en ont fait l’annonce ce matin, à Montréal.

Ils ont également profité de l’occasion pour présenter officiellement le slogan et le matériel de campagne ainsi que les quatre candidats qui porteront les couleurs solidaires pour les élections partielles de Marie-Victorin, Arthabaska, de Saint-Jérôme et Verdun.

«Québec solidaire a un message à marteler dans le cadre de ces partielles: au travail, 15$ l’heure, c’est le minimum!», a lancé Françoise David.

«Le salaire minimum actuel condamne des centaines de milliers de travailleurs à la pauvreté puisqu’une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum actuel se retrouve sous le seuil de faible revenu, estime pour sa part Andrés Fontecilla. Ça n’a pas de sens, alors que des ministres comme Carlos Leitao se promènent en limousine tout en ayant l’arrogance de dire que ce salaire est suffisant.»

Le candidat solidaire dans Marie-Victorin, Carl Lévesque, abonde dans le même sens. «Le gouvernement libéral favorise la hausse des revenus des élites, des médecins et des banquiers. Mais quand la population demande de hausser le salaire minimum, il annonce une catastrophe pour l’économie. Alors que cette catastrophe ne s’est pas avérée aux États-Unis et en Allemagne, qui ont augmenté substantiellement leur salaire minimum. C’est une simple question de justice.»

Indépendance

Carl Lévesque a tenu à souligner l’importance de l’enjeu de la souveraineté du Québec pour la formation de gauche et a également décoché une flèche à l’endroit du Parti québécois et de son nouveau chef, Jean-François Lisée, qui s’est engagé à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté au cours d’un premier mandat

«Québec solidaire, c’est aussi un processus d’accession à l’indépendance du Québec qui est clair et connu: dès le premier mandat, un gouvernement solidaire mettrait sur pied une assemblée constituante formée de citoyens élus au suffrage universel pour écrire une constitution, affirme M. Lévesque. Nous avons la conviction profonde que cette démarche démocratique nous permettra de convaincre de plus en plus de gens de se joindre au mouvement indépendantiste.»